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TRaite Personne Kedougou

Un réseau de trafic et de traite de personnes a été démantelé à Kédougou par la police. Les éléments du Commissariat central de la police de Kédougou ont sauvé 4 nigérianes de la prostitution à Bondala, localité aurifère située dans la commune de Missirah Sirimina, logée dans le département de Saraya.

C’est un fléau qu’il faut démanteler : la traite de personnes à des fins sexuelles devient de plus en plus préoccupante dans la région de Kédougou. Dans les sites d’orpaillage, de jeunes filles en provenance des pays limitrophes sont contraintes à des pratiques sexuelles forcées connues de tous. Mais, la répression est encore faible pour réussir à juguler le fléau. A Bondala, quatre jeunes filles victimes de prostitution forcée ont été sorties du piège par la police à Bondala, localité située à 19 km de la commune de Missirah Sirimana, nichée au sud-est du département de Saraya. Deux Nigérianes avaient réussi à implanter cette activité illégale mais génératrice de revenus. Cette bande organisée et dirigée par ces deux femmes avait réussi à développer un vaste réseau de trafic et traite de personnes entre le Nigeria et le Sénégal via le Mali. Avec ses ramifications dans ces différents pays, ce réseau parvient toujours à convaincre ces nombreuses filles candidates à l’émigration à les rejoindre sur ces sites d’orpaillage.

Cette fois-ci, elles ont réussi à échapper à la vigilance de leur garde du corps pour se réfugier au Commissariat central de Kédougou. Il s’agit de Naomi Mafo, 21 ans, E. Aking, 26 ans, D. Duke, 27 ans et Viviane Ajay, 27 ans. Aussitôt un dispositif de sécurité est déployé par les éléments de la Brigade de recherches à la gare routière et a permis de mettre la main sur les proxénètes. Après 48 heures de garde à vue au commissariat, les deux mises en cause ont été déférées au Parquet de Kédougou pour le délit de trafic et traite de personnes à des fins de violences sexuelles forcées. Dans sa déposition, Viviane Ajay n’a occulté aucun détail : «Elles nous ont amenées du Nigeria. Nous sommes donc victimes de Human trafic. Comme Naomi m’a expliqué, elle a dit il y a un gars qui leur a proposé au Nigeria de venir au Sénégal pour travailler dans les restaurants. Et ils vont nous payer 50 mille francs. C’est quand nous sommes arrivées au Burkina Faso que le gars nous a dit que nous devons nous prostituer au Sénégal. Nous n’avions plus le choix et nous nous sommes pliées à la décision de notre bourreau jusqu’à Bondala. Et il a vendu une dame à 400 mille F Cfa.» Ce témoignage fait froid dans le dos et montre que les sites d’orpaillage sont devenus des zones de non-droit.

 

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