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Tekki Fi

 

Le Programme « Développer l’Emploi au Sénégal – Tekki fii » promeut l'emploi, en particulier des jeunes, via l'amélioration de l'offre (formation et insertion professionnelles) et le développement de la demande (création, formalisation et mise à niveau des entreprises dans des secteurs à fort potentiel). D'une durée de 4 ans, ce programme est déployé dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Louga, Saint-Louis, Tambacounda, Kédougou, et Matam.

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Rencontre SN Mali
Kidira au Sénégal et Diboli au Mali sont deux Communes frontalières séparées seulement par un  long pont qui enjambe le principal affluent du fleuve Sénégal, la Falémé (petit fleuve en Soninké).
Durant quatre jours dont deux au Sénégal et les deux derniers au Mali, Douaniers, Policiers, Gendarmes, Associations de Consommateurs, Transitaires,  Conseil  Malien des Chargeurs, Agents des Eaux et Forêts, Transporteurs, Importateurs, Exportateurs, bref, tout ce que cette zone sensible renferme d’acteurs publics ou privés évoluant dans ce secteur névralgique, se sont retrouvés pour une mise en œuvre des textes communautaires et internationaux.

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Comme nous l’avions évoqué dans notre article précédent relatif au compatriote excédé, qui a déchiré son récépissé au consulat du Sénégal à Paris, en ces termes : « Pour les besoins de l’équilibre de l’information, nous avons tenté de joindre sans succès le consul du Sénégal à Paris Monsieur Amadou DIALLO. Nous avons fini par lui laisser un vocal. Dans cette même optique, nous avons aussi contacté par SMS le consul du Sénégal à Bordeaux, Monsieur Abdourahmane KOITA, pour qu’il nous éclaire sur ces lenteurs constatées dans la délivrance des CNI. Pour le moment, nous n’avons obtenu aucune réponse de sa part ».
C’est un consul disponible et très pédagogue que nous avons eu au bout du fil.
Il nous dit : « Nous sommes là pour nos compatriotes. Même si on ne le dit pas, force est reconnaitre qu’il y a eu beaucoup d’amélioration dans la délivrance des documents administratifs. En ce qui concerne ce compatriote qui dit avoir fait 9 fois le déplacement au consulat, il n’avait même pas besoin de se déplacer au consulat. Il suffit tout simplement d’aller sur le site du ministère de l’intérieur pour avoir les informations sur la disponibilité de sa carte d’identité ».
Nous avions vérifié cette possibilité sur le site internet (https://elections.sec.gouv.sn/CARTE-CEDEAO/page/welcome_instance.xhtml). A l’aide d’un numéro d’immatriculation mentionné sur le récépissé et l’état civil, tout citoyen sénégalais peut avoir une visibilité sur la disponibilité de sa carte d’identité/électeur.

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Après 9 allers retours infructueux pour retirer sa carte d’identité-électeur, un sénégalais déchire son récépissé au consulat
C’est un citoyen sénégalais exaspéré et révolté que nous avons rencontré ce vendredi 22/11/2018. Revenu du consulat du Sénégal en France, sise au 22 Rue Hamelin Paris, Massiré nous conte son périple interminable et infructueux pour récupérer sa carte nationale d’identité qui ouvre également le droit au parrainage et au vote.
« J’ai déchiré mon récépissé devant l’agent consulaire et je l’ai mis à la poubelle », dit-il. Interrogé sur les raisons d’un tel agissement, il nous replonge dans les coulisses de son combat infatigable pour jouir de ses droits.

«J’ai déposé ma demande de carte nationale d’identité sénégalaise le 13 mars 2018 au Consulat du Sénégal à Paris. On m’a remis un récépissé ouvrant droit à un retrait le 10 mai 2018. Déjà, ce récépissé n’était pas conforme. Tel qu’il était fait, je n’allais pas pouvoir voter parce que la case ouvrant au vote n’était pas cochée. C’est un ami qui a décelé cette omission. J’ai dû me rendre le lendemain au consulat pour rectifier le tir. J’ai trouvé sur place une dame qui a mis sur mon récépissé la mention ‘ vote ‘. Une bizarrerie inexplicable !», dit-il.

 

Excédé, il narre : « Depuis le mois de mai, je ne cesse de faire des allers retours au consulat pour retirer ma pièce d’identité. Je signale que je travaille du lundi au vendredi. À chaque fois, je dois poser une demi-RTT (Réduction temporaire du temps de travail) ou un Congé payé pour me rendre au consulat. Lors de mes 8 passages, on me demandait de mettre mon récépissé dans une corbeille et de patienter. Je patientais pendant deux tours d’horloge. L’agent consulaire se pointait et me disait toujours la même phrase : « Votre carte n’est pas disponible ». Sans piper mot, je rebroussais chemin. À chaque fois, je voyais des comportements insupportables au sein de ce consulat lors des horaires de retrait qui méritaient largement de taper un gros scandale. Mais je n’y prêtais pas attention. Je me disais toujours, en bon citoyen, je dois respecter l’institution de la république que représente ce consulat. Je pèse bien mes mots, mais plusieurs agents consulaires puent l’indiscipline. Ils méprisent les gens. Ils parlent très mal aux gens. ».

Courroucé, notre compatriote continue son récit : « Ce Vendredi 22 novembre, j’ai pris encore une RTT pour aller au consulat. Je n’ai même pas pu me rendre à la Mosquée pour la prière de vendredi. Arrivé sur les lieux, j’ai trouvé 25 autres compatriotes. Comme à l’accoutumée, j’ai glissé mon récépissé dans la corbeille dédiée aux retraits. Quelques minutes plus tard, un agent les prit et se dirigea vers l’étage. Nous avions attendu plus d’un tour d’horloge sans aucune information. Il est revenu plus tard avec trois cartes d’identité. Avec un air condescendant, il remit les 3 pièces d’identité. À nous, autres (22 personnes), il nous servit la même phrase à savoir vos cartes ne sont pas disponibles. Pire, il nous fit comprendre qu’il y avait des milliers de cartes et qu’il ne pouvait toutes les vérifier. Évidemment, je ne pouvais rester de marbre face à cet aveu d’incompétence notoire. Je lui ai dit que, normalement, il devait y avoir un fichier informatique qui permettrait de savoir en deux clics la disponibilité d’une carte. Cette façon rudimentaire de recherche ne peut plus prospérer. Je lui dis que je ne bougerai pas du consulat sans ma carte parce que cela 9 fois que je perds une demi-journée. Pendant que je lui parlais une autre compatriote l’avait sollicité avec une certaine familiarité en lui donnant son récépissé. Comme par magie, en quelques minutes, il s’est pointé avec sa carte d’identité. Excédé, je lui ai dit tout ce que j’avais sur le cœur. J’ai déchiré devant lui mon récépissé. Je l’ai tout bonnement mis à la poubelle. Je n’en pouvais plus. J’ai déposé la demande le même jour qu’un de mes cousins. Cela fait plus d’un mois qu’il est en possession de sa carte. Je suis né au Sénégal. Je n’ai jamais fait de jugement. Mes parents deux parents sont sénégalais. Donc, je ne vois aucune raison qui pourrait expliquer cette non-délivrance de ma pièce d’identités sénégalaise ».

« Vous êtes content. Votre patron a obtenu une voix parce qu’en m’empêchant de voter, vous êtes sûr que je ne voterai pas contre lui. Si j’étais militant APR, j’ose croire que vous feriez l’impossible pour me trouver ma carte. », Lance-t-il à l’endroit de l’agent consulaire.

À notre question, n’avez-vous pas l’impression d’avoir manqué de civisme en déchirant le récépissé de la république sénégalaise ? « Pas du tout. C’est plutôt un acte pour manifester mon désarroi et mon amertume. Je me suis déplacé 9 fois en sacrifiant 9 demi-RTT (4.5 jours donc une semaine de travail). C’est la preuve que je suis foncièrement attaché à ma citoyenneté sénégalaise. Cette désorganisation dans les retraits de carte cache des desseins inavoués. », Répondit, notre compatriote.

Ce récit renseigne sur le calvaire des Sénégalais de la diaspora pour retirer l’arme fatale à tout candidat à la magistrature suprême du 24 Février 2019. Beaucoup ne peuvent plus prendre leur mal en patience. Ils voient dans ces nombreuses lenteurs une subtile technique des autorités consulaires pour les empêcher d’accomplir leur devoir citoyen aux prochaines élections présidentielles. Notre compatriote Massiré s’interrogeait d’ailleurs en ces termes : « Les autorités consulaires, en ne m’octroyant pas ma carte d’identité, voulaient-elles m’empêcher d’aller parrainer le candidat à la candidature Ousmane SONKO qui était de passage la même semaine à Paris » ? Coïncidence troublante tout de même.
Pour les besoins de l’équilibre de l’information, nous avons tenté de joindre sans succès le consul du Sénégal à Paris Monsieur Amadou DIALLO. Nous avons fini par lui laisser un vocal. Dans cette même optique, nous avons aussi contacté par SMS le consul du Sénégal à Bordeaux, Monsieur Abdourahmane KOITA, pour qu’il nous éclaire sur ces lenteurs constatées dans la délivrance des CNI. Pour le moment, nous n’avons obtenu aucune réponse de sa part.

Massiré : nom d’emprunt.
Samba Fodé KOITA dit EYO
 

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