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La Voix du département de Bakel

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                  MarcheCitoyenneBKL2019
Au moment où notre pays, au début des Indépendances n’avait que sept régions, le Sénégal Oriental, notre région,  que les mauvais esprits appelaient déjà Sénégal Oublié  (S.0) comprenait trois Départements : Bakel, Kédougou et Tambacounda la capitale.
De sept, notre pays a maintenant quatorze régions (le double). Le Sénégal Oublié (pardon : Oriental) est devenu la région de Tambacounda avec comme Départements : Bakel, Goudiry, Koumpentoum et Tambacounda. L’ancien Département de Kédougou s’est affranchi pour se hisser au rang de région portant le même nom.
Bakel se trouve être le Département le plus à l’Est du Sénégal. Il a comme voisins le Mali et la Mauritanie avec lesquels il partage cette ligne imaginaire, créée par les Colons : la frontière.
De Dakar, en passant par Tambacounda puis Kidira, il faut parcourir plus de sept cents (700) kilomètres pour arriver dans la capitale du Gadiaga, Bakel. Si vous empruntez la nouvelle route, Dakar-Touba- Linguère- Ourossogui-Bakel, pas moins de huit cent soixante-dix  (870) kilomètres, malgré sa longueur, vous serez à destination en dix (10) heures de temps tandis qu’en prenant la Nationale 1, vous ferez  cinq à six heures sur les 452 km qui séparent Dakar de Tambacounda. Les 250 km de Tambacounda à Bakel vous demanderont neuf (9) heures de voyage. Cela vous coûtera 15 heures entre Dakar et Bakel.

Pendant l’hivernage comme durant la saison sèche, joindre la capitale du Gadiaga par automobile est un véritable calvaire. En plus de l’éloignement (???), ce qui tracasse les populations du Département de Bakel, c’est l’état des routes : outre les deux Nationales, il n’existe pratiquement pas de routes. Après une forte pluie, Kounghany, Golmy, Yaféra sont coupés de Bakel. Dans l’autre Goye, vers Diawara, Moudéry et Gandé, c’est la croix et la bannière pour arriver à ces localités. Sans les frêles pirogues chargées de transporter les voyageurs, les déplacements  deviennent impossibles.
Il est arrivé à plusieurs reprises que des ponts cèdent (Béma, Bondji et un peu plus loin à Kotiary ou à  Aouré du côté d’Ourossogui) pour que le Département de Bakel ne soit pas fourni en carburant et surtout en denrées alimentaires.


La  Grande Marche Citoyenne du Lundi 26 Août 2019 est une occasion inespérée pour les populations de se faire entendre, de dire, de répéter les multiples problèmes que rencontrent les Bakélois de tout le Département.
Sans être l’arbre qui cache la forêt, le problème des routes est UN parmi cent autres dont le manque d’enseignants (instituteurs comme professeurs), le manque d’agents de santé et surtout de matériel médical. Malgré les mauvaises routes, les ambulances transportent à longueur de journées nos malades vers Tambacounda (250 km en 9h de temps ou à Ourossogui 145 km en 4h). Imaginez (s’il vous plaît) une femme en état de grossesse sur ces « nids de poules » ! La jeunesse ? Bakel n’a pas d’équipe de football en première division. Le Basketball ? On n’en parle pas. Le sport s’arrête-t-il à ces deux disciplines ? Handball, volleyball, judo, athlétisme… ? Rien de tout cela !


Sur le plan culturel, les Journées Culturelles du Sénégal ont  vu le jour, au temps de Cheikh Abdou Khadre Cissokho à Bakel, pour ensuite s’étendre, se répandre dans tout le pays. Le flambeau a été repris après quelques années de léthargie par JIIDA FM et son Directeur Abdoulaye Bomou en créant <<LE FESTIVAL ONDES D’INTEGRATIONS>>. De troupes théâtrales dignes de ce nom, il n’en existe plus. Thierno Bocar Cissokho, Diaman Bathily, les Précurseurs et à une moindre mesure Moulaye Konaté ont été les animateurs des vertes années culturelles de Bakel.
Bakel Saré Demba est une ville historique et touristique : fondée vers le 17e siècle, son premier habitant serait ALPHA (première lettre de l’alphabet Grec) WANE (One en anglais signifiant : un) était un marabout venu de Mboumba dans le Fouta avec ses talibés et son troupeau. Quelle prédestination dans ce nom ! Après la dislocation de l’empire du Djolof, les Ndiaye se sont installés devenant par la suite les Chefs de village.


La construction du  Fort Faidherbe, l’actuelle Préfecture de Bakel, a commencé en 1818 pour se terminer (avec plusieurs transformations au cours de 36 ans) en 1854. Le Pavillon René Caillé, la Tour du Mont aux Singes, la Tour aux Pigeons, la Tour Jauris, le Cimetière des Soldats Français, l’école IMDB ex-Ecole Régionale créée en 1902 (il y a 117 ans), méritent de faire un tour chez nous.
La légende des cent circoncis morts (99 en même temps et le centième plus tard sur recommandation de sa mère) après avoir sucé les fruits d’un tamarinier, le Génie Feinda Goundeyni, dame autrefois célébrée par les jeunes filles, l’imposante ceinture de collines qui entoure la ville, le fleuve Sénégal, autant de raisons que les Ministres, les Députés, les Directeurs, les PCA séjournent pour une semaine au moins de vacances chez nous. Nous ne nous plaignons plus : des hôtels capables de les accueillir existent maintenant ici.
La Grande Marche Citoyenne n’a-t-elle pas le droit de faire la publicité de sa ville, de son Département ? Demander un MIEUX et même un PLUS –ETRE au nom et pour les populations de tout le DEPARTEMENT DE BAKEL ?
Idrissa Diarra


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