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     Aide Alimentaire Coronavirus 1
Bakel Saré Demba, avec sa ceinture de collines, Bakel capitale du Gadiaga, Bakel vieille ville, historique, culturelle et touristique, à l’instar de toutes les cités du Sénégal, traverse des moments durs, une période difficile due à cette pandémie surnommée CORONAVIRUS.
Depuis quarante et un jours (un mois et onze jours), le 02 mars 2020, début du respect de la pandémie à Bakel, en passant par le couvre-feu du 22 mars jusqu’à l’arrêté du 8 avril du Gouverneur de Tambacounda fermant les marchés, deux jours sur sept, les populations, surtout les plus démunies, attendent avec beaucoup d’anxiété, de fébrilité et de peur cette Aide Alimentaire promise par l’Etat aux ménages vulnérables.
Un million de ménages (dans tout le pays) sont concernés, dit-on, par ce geste louable qui doit marquer une certaine équité sociale. Confinement par secteur ou total, l’équité sociale doit être appliquée.


Dans le monde rural et même dans les grandes villes où l’on vit au-jour-le-jour, confiner les gens chez eux, alors qu’aucune condition ne permet à ces pauvres Gorgorlous de subvenir à leur premier besoin élémentaire (la nourriture), c’est les pousser, un peu vers le vol ou la révolte !
Prions qu’on n’en arrive pas à ce stade !
L’aide Alimentaire est une nécessité, même en période dite « normale », dans les pays en voie de développement, à plus forte raison quand cette pandémie vient perturber les manières de « travailler », mendier pour certains, se « débrouiller » pour d’autres.
Il s’agit bien d’Aide Alimentaire et non d’Aumône. Il faut donc que le « don » soit conséquent afin qu’il permette au ménage aidé de s’en sortir durant cette période difficile créée par ce phénomène sanitaire mondial qu’est la pandémie du CORONAVIRUS.
Ce dimanche,12 avril 2020, le calme de la ville de Bakel est inquiétant, plus inquiétant que d’ordinaire : les commerces sur les principaux axes, les marchés, les gares routières, les garages de motos-Jakarta, l’embarcadère où les pirogues sont tristement amarrées, partout sur ces lieux, les portes sont fermées. Mieux, près du marché Central, quelques garçons, insouciants, en deux groupes s’amusent. Les premiers jouent au football tandis que les seconds avec des bidons vides font les griots en tapant sur leur instrument de musique d’occasion pendant que d’autres chantent et dansent. 
Près de la Place de l’Indépendance, ce matin, beaucoup de garçons (une bonne dizaine) s’entraînent sur leurs patins.
Tous sont des élèves ! Ce qui inquiète les parents avec le Programme du Ministère de l’Education Nationale ! Les moyens manquent. Et chose plus inquiétante encore, seules les classes d’examens sont concernées. Et les autres ? Les autres élèves plus nombreux que les candidats des classes de CM2, 3e et Terminales ? Quel sort leur est réservé ? La rue doit-elle remplacer la classe, si l’on connaît la situation de la plupart des parents d’élèves qui se soucient plutôt de la nourriture de la famille, des factures d’électricité et d’eau, des ordonnances à acheter que des cours à recevoir par des enfants qui n’en veulent pas ?
Dans la salle de conférence de la Mairie de Bakel, un Comité regroupant un représentant du Maire, le Chef du Service Départemental du Développement Communautaire et Social, le Chef du Service de l’Action Sociale, de l’Imam, du Curé, du représentant des jeunes, de la représentante des femmes et des Délégués de quartiers, s’est réuni pour préparer, sans aucune surprise, la réception de l’Aide Alimentaire.
Pendant que les rues se vident de leur monde dès 19 heures 50 minutes, partout des prières se font pour mettre fin à cette maladie incroyable qui effraie les populations déjà apeurées par les signes avant-coureurs d’une crise économique qui ne dit pas son nom.
La saison des pluies n’est plus loin. Une période de soudure est nécessaire en début d’hivernage pour équilibrer la situation désastreuse installée par le COVID-19. Un regard particulier doit être accordé au monde rural et à la frange importante de démunis qui foisonnent dans les capitales régionales. Toutes les opérations doivent être effectuées dans la TRANPARENCE.
Moins d’EGOISME, plus de SOLIDARITE = CLE DE SORTIE DE LA PANDEMIE : LE CORONAVIRUS.


Idrissa Diarra, bakelinfo.com
 

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