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La Voix du département de Bakel

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moto

C’est grâce à monsieur Louis-Guillaume Perreaux que la moto (sous le nom de vélocipède à grande vitesse) a été officiellement inventée et le  brevet déposé en 1868. Depuis ce jour, la technique a évolué permettant aux motos d’atteindre des vitesses insoupçonnées, inimaginables, il y a cent cinquante et un (151) ans.

Au Sénégal, les Motos-Jakarta sont en train de faire des ravages parmi les clients et les conducteurs de ces engins que certains n’hésitent pas à appeler les « motos-tueuses », les « cercueils ambulants » ou encore les « engins de la mort ».

Pourquoi <<JAKARTA>>, la capitale de l’Indonésie est ajoutée au nom (moto) alors que ces engins sont fabriqués en chine? En tout cas l’Afrique est envahie par ce moyen de transport devenu inquiétant car créant la désolation en semant la mort sur nos routes. Au Burkina Faso, au Mali, au Sénégal et dans plusieurs autres pays africains, les déplacements se font, parfois sur de longues distances, la plupart du temps  grâce à  ces motos.

La Moto-Jakarta est devenue un phénomène de société : des tailleurs, des boulangers, des gardiens, des mécaniciens, des élèves, des cultivateurs ont abandonné leur « travail » pour  s’adonner à cet effet de mode. Elle supplante alors quelques moyens traditionnels de transport comme les « taxis-clandos » et les cars. Ce qui apeure surtout les clients de ces moyens de transport, c’est l’âge des conducteurs qui varie de 12 à 17 ans pour beaucoup d’entre eux (surtout dans les départements). Aucune sécurité : sans casque, très souvent, sans permis de conduire, de papiers de l’engin, beaucoup de ces jeunes conducteurs sont utilisateurs de drogue, certains en sont même accros et d’autres des inconditionnels du chanvre indien.

Au Sénégal, les populations ont adopté ces motos par manque de moyens mais surtout pour leur côté pratique, abordable : la course en ville est à 200 F et ce « modique » montant vous permet d’être conduit jusque devant le Lycée, la maison, la boutique, le lieu où vous voulez vous rendre.

A Thiès, Diourbel, Kaolack, Kaffrine, Tambacounda, Tivaouane, Bakel, Kidira et dans plusieurs autres villes du pays, tout en rendant d’énormes services  aux usagers, les Motos-Jakarta (ou leurs conducteurs) sont à l’origine de beaucoup d’accidents. Des morts, beaucoup de pertes en vies humaines sont à tout moment signalées par les Sapeurs-pompiers.

Exiger seulement le port des casques n’est pas la solution. Cette exigence protège le conducteur (pas son client) en cas d’accident. La Gendarmerie et la Police doivent contrôler l’âge des « motards » et quelques pièces de l’engin qui peut être volé ! Il faut aussi obliger les « Jakarta-men » à avoir un badge, une blouse ou tout autre  vêtement  pour les identifier très rapidement.

Pour leur bien et celui des populations, un assainissement du milieu est une nécessité. Cela évitera d’avoir « une Salle Jakarta »  partout comme au Centre Hospitalier Amadou Sakhir Ndiéguène  de Thiès où sont traités les nombreux accidentés de ces « engins de la mort ».

Les Motos-Jakarta représentent une source de développement, il est vrai pour beaucoup de personnes. Les premières à se frotter les mains sont les vendeurs : le prix d’une moto varie entre 375 000 F et 450 000 F. Suivent ensuite les « Patrons » qui emploient des conducteurs obligés de verser quotidiennement  2 500 F. Ces derniers parviennent parfois à faire des recettes journalières  assez importantes (jusqu’à 10 000 F) couvrant trois à quatre jours de versements.

La Mairie, à travers ses collecteurs prélèvent auprès de chaque conducteur en activité un montant, sans compter la taxe mensuelle de 2 500 F.

Les stations d’essence ne se plaignent pas aussi avec la prolifération des véhicules à deux roues.

Les Motos-Jakarta ont leur « garage ». Vu leur nombre et la journée continue que les conducteurs appliquent, des restauratrices aussi profitent de cette aubaine pour élargir leur commerce.

Les mécaniciens sont sollicités à longueur de journée et  parfois même jusque tard dans la nuit.

Certaines institutions financières sont d’ailleurs entrées, elles aussi,  dans la danse en « prêtant » des motos avec des garanties.

N’est-ce pas là une circulation d’argent qui fait vivre beaucoup de personnes? Ce qui reste c’est l’assainissement de ce secteur rentable à réorganiser.

Idrissa Diarra, bakelinfo.com

 

 

 

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