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Monsieur Thiam, adjoint au Préfet de Bakel a ouvert ce matin dans la salle de réunion de la préfecture un atelier départemental de deux jours  sur la mobilisation et l’engagement des leaders d’opinion sur la mendicité des enfants.
Cet  atelier qui a mobilisé les maitres coraniques, les conseillers , les responsables des jeunes, la presse, l’administration et les talibés eux même va mettre l’accent sur le plaidoyer et le droit des enfants tout en sensibilisant tous les acteurs sur la situation des Talibés afin de développer le reflexe de dénonciation pour abus.

Mme Seck a vivement remercié leur partenaire stratégique qu’est l’UNICEF pour son appui au CDPE de Bakel qui est en train de faire un très bon travail à tous les niveaux pour un éveil des consciences en faveur des talibés.
Il y a de quoi s’inquiéter sur le sort de ces enfants talibés qui errent les grandes artères de Bakel et dans les marchés à la recherche de pitance exigée par les maitres coraniques. Cette pratique qui s’apparente à de l’esclavage dont les maitres coraniques tirent profit, constitue une des pires formes de travail des enfants, selon l’Organisation internationale du travail (Oit).
«Quiconque organise la mendicité d’autrui en vue d’en tirer profit, embauche, entraîne ou détourne une personne en vue de la livrer à la mendicité ou exerce sur elle une pression pour qu’elle mendie ou continue à le faire est puni d’un emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende de 500 000 à 2 000 000 de francs», dispose la loi 02/2005 en son article 3.
En attendant des mesures concrètes et ardues, les enfants sont toujours envoyés dans la rue, sébile sous les bras, pendant plus de10h par jour. Pour se nourrir, il leur est fait obligation de rapporter une certaine somme d’argent (200 à 300F Cfa) et/ ou une quantité déterminée de denrées, comme le riz, le mil et le sucre (250 à 500g), sans oublier les bougies, les noix de cola et parfois le papier blanc, les lundis et vendredis. Si l’enfant talibé ne réussit pas à réunir la somme et les denrées qui lui sont réclamées, il a peur de rentrer au daara, au risque d’être sévèrement puni par le maître coranique.
C’est pourquoi, certains d’entre eux finissent par fuguer, préférant la rudesse d’une vie d’errance aux sévices endurés dans les daaras. Une situation qui pousse les maitres coraniques, malgré les difficultés quotidiennes notamment la cherté de la vie, à continuer à accueillir, voire à recruter par dizaines des enfants talibés (gamins), parfois âgés de 4 ou 5ans provenant des différentes régions du Sénégal et des pays de la sous-région pour la cas spécifique de Bakel. Ce qui occasionne une promiscuité dans les maisons d’accueil. Si le gouvernement tarde toujours à réagir sur l’application de la loi et à mettre en œuvre une stratégie de prévention et de protection de ces enfants, n’est-il pas utile de retourner à la mission originelle du daara qui a été longtemps le fruit d’un contrat social. Au marabout la charge d’instruire et aux populations le devoir moral de subvenir aux besoins matériels du marabout. Il est question dans ce contrat que les parents amènent de quoi manger à leurs enfants. Mission impossible si l’on sait que les maitres coraniques se sont tous rués vers les centres urbains où la mendicité forcée a prospéré.

ALiou Sall, bakelinfo.com

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