Bakel : 2ème édition du forum départemental de la jeunesse de Bakel
La deuxième édition du forum a été organisée par le Conseil Départemental de la Jeunesse de Bakel dans la commune. Pendant deux jours, les jeunes venus des quatre coins du département ont échangé sur le thème, la jeunesse face aux défis du développement durable, rôles et responsabilités. L’objectif de la deuxième édition du forum Départemental de la jeunesse de Bakel, est de lutter pour que le département dispose d’infrastructures sportives, de centres de formation et de l’emploi pour les jeunes. C’est ainsi que le choix du thème, porté sur la jeunesse face aux défis du développement durable, rôles et responsabilités, a permis à l’ensemble des participants d’échanger sur la promotion de l’emploi dans le département, le rôle et la place de la jeunesse dans la construction du développement socio-économique et sur quelques aspects du fonctionnement du Conseil Départemental de la Jeunesse( CDJ). Dans le cadre du développement durable, les jeunes ont le devoir de bien gérer les ressources naturelles. A cet effet, il faut lutter contre la disparition du couvert végétal du fait des feux de brousse et des coupes abusives, la dégradation des sols liée aux érosions éoliennes et hydrique( pour ce faire il faut contacter les responsables de l’Institut National de Pédologie, sis à Koussanar dans le département de Tambacounda), la disparition des points d’eaux du fait de l’ensablement progressif, la rareté de la faune sauvage, la baisse des production et rendement agricole. Ainsi, les jeunes doivent impérativement jouer le rôle d’information et de la sensibilisation, en faisant des émissions radiophoniques, mener des actions de reboisement, entre autres. En ce qui concerne, l’amélioration du cadre de vie, des villes ou villages, il est nécessaire de mener des actions de set sétal, d’autres initiatives sont possibles pour réagir dans ce sens. Les partenaires jouent un rôle important dans le développement durable au niveau du département, dira le président du Conseil Départemental de la Jeunesse, Al Ousseynou Cissokho. Ce dernier a témoigné les participations financières et matériels de l’ensemble des collectivités locales du département, à l’exclusion de Gabou et du Conseil Régional de Tambacounda. Le maire de la commune de Bakel, Aminata Diallo, venue présider l’ouverture du forum en compagnie de l’adjoint au préfet de Bakel, Monsieur Ba, a vraiment compris les préoccupations de sa jeunesse, elle a promis de les accompagner dans leurs actions de développements. Le partenaire comme l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal(OMVS), a dans le cadre de la promotion de l’agriculture, de la pêche continentale, fait bénéficier quatre associations de jeunes d’un micro subvention, avec un financement non remboursable, indique, Amadou Lamine N’Diaye, expert à l’OMVS.
[Dossier] Entretien avec les membres de l'association "Soninka0ra Taalibo" par www.soninkara.com
Soninkara.com est allé à la rencontre des membres de l'association "Soninkara Taalibo". Cette association est composée d'anciens étudiants issus de diverses "Maysi" (écoles) du pays Soninké. Leurs chants et danses traditionnels constituent, indiscutablement, une référence importante dans le patrimoine culturel Soninké.
Interview membres Association " Soninkara Taalibo " par www.soninkara.com ( Fodyé Cissé et Sylman Soumaré )
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Les Soninkés : Cette communauté qui ne connait pas de « tarikha ».
S’il y’a une communauté au Sénégal qui est à cent pour cent musulmane et qui ne connait pas les "tarikhas" ( Confreries ) c’est bien la communauté Soninké. A l’instar de leurs cousins Puulars on les retrouve au Sénégal, en Mauritanie et au Mali, une communauté qui s’adonne à l’émigration depuis belle lurette. Autrement appelé « SARAKHOLES » par les Wolofs et Puulars, des archives ont révélés que les Soninkés sont une ethnie très ancienne d’où les fondateurs de l’empire du Ghana ou Wagadou. C’est à partir de cette ancienne empire d’Afrique noire que les almoravides ont débarqué avec la dernière religion monothéiste, l’islam fût révélé à la fin du septième siècle mais trouva d’énormes difficultés avant d’imposer sa suprématie devant un peuple animiste, déterminé et conservateur. Depuis que les Soninkés ont épousé la religion islamique, ils ont toujours vécu en communauté dont la charte repose sur les préceptes de la religion de Mohamed (Paix et salut sur lui ) et d’une culture aux multiples facettes. Une fois dans le pays Soninké, à Bakel ou ailleurs l’un des premiers constats est les minarets des mosquées du village, mais aussi surtout les grands centres universitaires appelés « Moissi » qui accueille des centaines de jeunes disciples qui y apprennent le coran. Des recherches ont révélé de grands marabouts, érudits et guides religieux mais aussi résistants contre les puissances coloniales à l’instar de Mamadou Lamine Drame qui a inscrit ses lettres de noblesse dans le landerneau historique de Bakel en faisant face aux troupes du commandant Lefranc. La communauté Soninké est entièrement composée de musulmans, mais la particularité est que ces derniers ne connaissent pas de confréries en général. L’un des sages rencontré chez lui dans son village à Toulele (magama), au bord du fleuve Sénégal, en train de lire le Coran, Kodo Sikhou Soumare de son nom, nous confie que les soninkés respectent beaucoup les autres confréries du Sénégal avec qui ils vivent en d’excellents termes, mais qu’ils n’adhèrent pas à cette philosophie dite « tarikhas ». D’ailleurs dans la Commune deWaounde l’actuel Maire a offert un terrain aux Mourides qui travaillent dans cette ville pour en faire la maison de Serigne Touba. Nous avons fait le même constat à bakel où les Mourides ont constuit une grande mosquée au nom de Serigne Touba. Justement pour parler de Serigne Touba Cheikh Ahmadou Bamba Mbacke continue le vieux Soumare, j’admire le marabout dans ses écrits quand il dit je cite : « ligueye diamou yalla » (travaille et pratique de l’islam). Nous Soninkés, on s’y retrouve profondément si bien qu’on n’est pas Mourides.
3ème édition Tournoi Soninkara : Diawara arrache la couronne à Tuabou, Ballou se contente de la 3ème place devant Hadoubéré
Cette année, Tuabou ne toisera pas ses adversaires. 2 fois champion du Tournoi Soninkara en France, Tuabou perd son titre en 2010. Après un parcours honorable lors des phases éliminatoires et la phase finale, l'équipe des Bathily Sempéra bute sur une solide équipe de Diawara. Samedi 17 Juillet 2010, aucun Diawaranké n'aurait misé cinquante centimes sur son équipe. Le niveau de jeu était laborieux. La semaine fût reposante et pleine de sagesse. L'équipe de Diawara était regonflée à bloc et avait limé ses crocs. Sa première victime fût son voisin Yéllingara lors des quarts. Verdict : 2-0. Mais, la sensation de la journée fût la demi-finale contre Hadoubéré. Diawara VS Hadoubéré était un duel entre 2 vieilles contrées Soninkés à savoir le Gajaaga et le Hayré. Diawara explose les Hayrankos, "rêveurs de leurs femmes en plein match de Foot" comme tout bon Hayranké. Diawara en profite pour les faire revenir sur terre en leur assénant 4 coups de massue. 4-0, une défaite humiliante pour le seul représentant du Hayré en demi-finale. Dans l'autre demi-finale, la suprenante équipe de Ballou bute sur le "mastondote" du Football Soninké de la Vallée du Fleuve Sénégal, Tuabou avant de se consoler avec la troisième place face à Hadoubéré. Décidément, les Hayrankos étaient trop pressés pour aller rejoindre leurs femmes. L'affiche de la finale était alors Tuabou VS Diawara. Après le temps règlementaire, les équipes se neutralisent en prolongation. Séance de tirs au but assurée. Les pieds Tuabounkés étaient carrés. Un tir raté, et encore un deuxième chopé par le portier Diawaranké Doucouré ! Quelle malchance ! En même temps, Diawara assurait ses trois premiers tirs. L'espoir Tuabounké renaît avec Jules Konaté qui trompe le gardien Doucouré de Diawara, héros de cette finale après avoir stoppé 2 tirs de Tuabou. Diawara qui avait tiré en premier ( Dangho ) pouvait décrocher le trophée lors de son quatrième tir. OumarDiarra de Diawara regarde son public, s'élance et tire. Le ballon est dans les filets. Diawara exulte. Son équipe est championne de l'édition 2010 du Tournoi Soninkara du stade Louis Lumière de la Porte de Montreuil. Cette victoire avait une saveur particulière pour Ismaïla KONE, notre nouveau marié. Cette journée du 24 Juillet 2010 sera à jamais gravée dans sa mémoire. De plus, il a réussi haut la main son tir au but.
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